En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

le trésor caché

Publié le Mercredi 2 août 2017


Rembrandt, 1606-1669, ou Gérard Dou 1613-1675, Parabole du trésor caché , 1630, Musée de Budapest

Gerartd Dou est un peintre hollandais qui fut le premier élève de Rembrandt. Ses premières œuvres sont largement inspirées de celles de son maître et il est parfois difficile d’attribuer la peinture à l’un ou l’autre.

Le tableau que nous regardons décrit une scène qui se déroule en pleine nature. Sous un ciel gris se détache au loin une petite ville, au pied d’un montagne surmontée à droite de ce qu’on devine être l’entrée d’un château ou de remparts.

Sur un rocher l’homme à genoux a posé son manteau noir, sa gourde de peau et son sac à repas en osier. Devant lui, plusieurs objets précieux reposent sur une toile qui les enveloppait. On distingue une belle cruche en métal ouvragé, un pot typiquement hollandais, des plats décorés etc.. un vrai trésor.

De la main droite il tient une pelle et regarde inquiet vers l’arrière. Quelqu’un l’a-t-il vu ? Peut-il cacher son trésor sans que personne ne le sache ?



Le texte biblique

Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.

 Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.

 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.

Mt 13 44-45



Commentaires

Nous lisons une des ces paraboles utilisées par Jésus pour nous faire comprendre la Bonne Nouvelle du Royaume.

Un ouvrier agricole laboure le champ d’un autre et sa charrue heurte un trésor enfoui, peut -être oublié depuis longtemps. A l’époque la terre servait de coffre fort contre les raids des pillards. L’homme re-cache sa trouvaille et pour l’acquérir légalement, il vend tous ses propres biens pour pouvoir acheter le terrain. C’est sa réaction spontanée devant sa trouvaille.

 La parabole de la perle précieuse, qui suit, décrit une réaction analogue du négociant. Les perles faisaient rêver, elles ornaient le cou des souveraines de l’Antiquité. Le négociant liquide ses propres fonds pour s’approprier ce bijou exceptionnel.

 Ainsi celui qui écoute Jésus et découvre le Royaume à travers ses paroles, celui-là connaîtra un enthousiasme qui le rendra capable de sacrifier ses anciennes sécurités. Est-ce que ce ne fut pas l’expérience de Paul : « Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.  À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ » ( Ph 3,7-11).

Rappelons nous l’appel adressé au jeune homme riche :  « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » (Mt 19,21).

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