En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

L’inhospitalité

Publié le Lundi 2 octobre 2017


Pissarro, 1830-1903, les toits rouges coin de village, effet d’hiver, 1877, musée d’Orsay

 Ce paysage fut peint dans la région de Pontoise où Pissarro vit de manière intermittente. Cézanne vient souvent le rejoindre et ils peignaient tous deux sur le même motif.

Il aime ce motif de maisons et rues de village. Les maisons apparaissent derrière un léger rideau d’arbres dénudés. Il utilise des procédés techniques de différentiations de plans et les couleurs qui se rappellent dans les maisons et les champs, s’éloignant de la représentation anecdotique du paysage.

En raison de ce réseau de branches d’arbres les maisons semblent inhospitalières, portes et volets fermés.

 



Le texte biblique

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.

 Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.

Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.

Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »

 Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.

Puis ils partirent pour un autre village.

 Lc 9,51-56



Commentaires

Après avoir parcouru la Galilée, Jésus part pour Jérusalem. Il a déjà annoncé sa passion aux disciples sans préciser que ce serait à Jérusalem, il ne le dira que plus tard.

 Luc rapproche deux temps de la vie de Jésus, « les jours » qui vont s’accomplir et les jours de son enlèvement. Jésus monte de Galilée vers Jérusalem et montée ou élévation de Jésus sur la croix et enlèvement dans la gloire lors de l’Ascension. Luc évoque la visée dernière du passage de Jésus part la croix et la mort qui est son entrée dans la gloire.

 C’est volontairement que Jésus poursuit sa route, comme il est dit pour le Serviteur soufrant qui avait durci son visage (Is 50, 6-7). Ainsi l’auteur explique que Jésus sait qu’il va affronter des souffrances et qu’il va mener jusqu’au bout la mission que Dieu lui a confiée.

 La question centrale dans l’ensemble du chapitre suivant sera celle de l’accueil.

 Sa route passe par la Samarie, région mi-juive mi-païenne, les habitants se méfiant les uns des autres. Les Samaritains ne partagent ni les mêmes textes sacrés, ni le même calendrier, ni le temple qu’ils localisent sur le mont Garizim.

 Pour préparer le voyage Jésus envoie des messagers qui entrent dans les villages, mais n’y sont accueillis. Pourquoi ? Luc suggère que c’est le but du voyage, Jérusalem, qui est la raison invoquée pour ce refus d’accueil. La ville est honnie des Samaritains.

 Jacques et Jean proposent d’infliger à ce village le châtiment de Sodome et Gomorrhe : le détruire par le feu. Mais Jésus les réprimande, l’annonce du Royaume exclut toute violence ! ils n’ont pas compris le chemin choisi par Jésus pour réaliser sa mission.

Jésus et ses disciples continuent leur route.

Partagez cette page :

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2020 - Tous droits réservés