En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

carême, l'épreuve (1)

Publié le Mardi 13 février 2018


Episode de Massa, façade du dome de Milan

Nous proposons pour ce carême de réfléchir au sens de l’épreuve dans la Bible

Le peuple met Dieu à l’épreuve : l’épreuve de la foi

 

Ce relief de la façade de la cathédrale de Milan, illustre l’épisode de Moïse qui, sur l’ordre de Dieu, frappe le rocher pour que l’eau coule et abreuve le peuple de Dieu dans le désert.

Moïse, majestueux, est concentré sur le geste qu’il effectue à l’aide de son « bâton ». L’eau ruisselle le long du rocher. A sa gauche deux hommes au visage inquiet regardent et se prosternent. À sa droite un jeune homme accourt un seau à la main et appelle derrière lui ses compatriotes pour profiter de l’eau.

 


Le peuple se révolte contre Dieu, étant donné ses difficultés à vivre dans le désert. La sortie d’Egypte n’est plus considérée comme un événement de salut, mais dénoncée comme une erreur dont les conséquences pourraient être la mort du peuple. Le peuple doute du Seigneur, et le met à l’épreuve en disant : « le Seigneurs est-il au milieu de nous , oui ou non ? »

Les signes effectués par le Seigneur ne suffisent pas à gagner la confiance et la reconnaissance des fils d’Israël. La foi n’est pas une adhésion au Seigneur qui reposerait sur des critères objectifs ; elle requiert une adhésion personnelle , une confiance qui va au-delà de toute preuve.

Malgré les récriminations incessantes du peuple le Seigneur continue à lui apporter l'aide nécessaires à sa survie.

La découverte et la reconnaissance de Dieu nécessitent du temps et un cheminement. Nous demandons des preuves, nous mettons Dieu à l'épreuve, comme s'il était à notre disposition, au lieu de faire confiance à sa bonté infinie.

Le désert où pérégrine le peuple symbolise ainsi l’épreuve que connaît tout homme qui, dans les difficultés de sa vie, cherche à découvrir la présence de Dieu. Un Dieu qui ne demande que notre foi.

 



Le texte biblique

 Toute la communauté des fils d’Israël partit du désert de Sine, en observant les étapes prescrites par le Seigneur. Ils campèrent à Rephidim. Comme il n’y avait pas d’eau à boire,

le peuple chercha querelle à Moïse : « Donne-nous de l’eau à boire ! » Moïse leur répondit : « Pourquoi me cherchez-vous querelle ? Pourquoi mettez-vous le Seigneur à l’épreuve ? »

 Là, le peuple souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »

Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »

 Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !

Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.

 Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

Ex 17,1-7

 



Commentaires

Mais il éduquait un peuple toujours enclin à retourner aux idoles, le disposant par des pratiques multiples à persévérer dans le service de Dieu, l'appelant par les choses secondaires aux principales, c'est-à-dire par les figuratives aux véritables, par les temporelles aux éternelles, par les charnelles aux spirituelles, par les terrestres aux célestes.

C'est ainsi qu'il fut dit à Moïse : « Tu feras tout selon le modèle des choses que tu as vues sur la montagne ».

Quarante jours durant, en effet, il apprit à retenir les paroles de Dieu, les caractères célestes, les images spirituelles et les figures des choses à venir.

Paul dit également : « Ils buvaient au rocher qui les suivait, et ce rocher était le Christ ». Puis, après avoir parcouru les événements relatés dans la Loi, il ajoute: « Toutes ces choses leur arrivaient en figures ; et elles ont été écrites pour notre instruction à nous en qui est arrivée la fin des siècles ».

Par des figures, donc, ils apprenaient à craindre Dieu et à persévérer dans son service, (15, 1.) de telle sorte que la Loi était pour eux tout à la fois une prophétie des choses à venir et un enseignement.

Irénée, Contre les Hérésies , livre IV

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