En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

CARÊME 2018 : L'ÉPREUVE (5)

Publié le Mercredi 14 mars 2018


Épreuve de la foi de Pierre

 

Jésus appelle Pierre, Colonne du Christ , 1020, cathédrale d’Hidelsheim

La cathédrale d’Hildesheim a été construite en 872 mais a subi de nombreuses destructions à travers les siècles. Elle a été presque entièrement reconstruite dans les années 1950.

Mais à l’intérieur restent des trésors dont les « colonnes du Christ » avec leur décor en spirales inspiré de la colonne Trajan. Y sont représentées les épisodes de la vie de Jésus.

Ici l’épisode de Jésus marchant sur les eaux, ce qui met à l'épreuve la foi des disciples et celle de Pierre. Pierre est sorti du bateau et s’avance vers Jésus. Ses pieds s’enfoncent dans l’eau. Jésus lui prend la main, vient au secours de sa foi.

 

Jésus se trouve à l’écart, dans l’intimité de son Père, éloigné de ses disciples. Leur barque est au large et doit affronter la nuit et la tempête, le bateau est battu par les vagues. Double épreuve, ils sont abandonnés par Jésus et ils doivent faire face aux éléments naturels hostiles.

Vers la fin de la nuit , comme avant l’aube d’une résurrection, Jésus vient vers eux. Il marche en vainqueur sur les eaux de la mort, comme Fils de Dieu. Les disciples sont bouleversés et croient voir un fantôme, ils se laissent dominer par les éléments du monde !

Jésus se fait alors reconnaître, c’est moi (littéralement « je suis », qui est le nom de Dieu dans le texte d' Exode 3,14).

Le doute au cœur de l’épreuve et l’expérience de la délivrance, c’est ce que connaît Pierre.

Tout ce qu’il voit est bien difficile à croire. Pierre prend les devants et exprime son doute : « Si c’est bien toi… » ordonne moi de venir vers toi sur les eaux ». Pierre ne manifeste-t-il pas une grande foi ? Ou bien met-il en doute l’identité divine de Jésus ? Mais vite le sentiment de danger l’emporte sur la foi, il est effrayé par la tempête, et s’enfonce dans les eaux. « Confiance, c’est moi » lui dit Jésus qui sauve Pierre, monte dans la barque et le calme revient.

Jésus vient au secours de la faiblesse de chacun.

 



Le texte biblique

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.

 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »

 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.

Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.

 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.

Mt14, 24-34



Commentaires

Jacques, serviteur de dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut !

Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves.

 Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance,

et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque.

 Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.

 Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève.

Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit,

 s’il est partagé, instable dans toute sa conduite.

 Que le frère d’humble condition tire sa fierté d’être élevé,

et le riche, d’être humilié, car il passera comme l’herbe en fleur.

 En effet, le soleil s’est levé, ainsi que le vent brûlant, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, la beauté de son aspect a disparu ; de même, le riche se flétrira dans toutes ses entreprises.


Lettre de Jacques 1, 12-11

 

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