En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

careme 2018 : l'épreuve (7)

Publié le Mercredi 28 mars 2018


Christ , vainqueur de l’épreuve

Croix glorieuse, tympan de l’église de Conques, 11e

L’abbaye sainte Foy de Conques fut construite à partir de 1041, par l’abbé Oldoris pour agrandir l’ancienne église et pouvoir ainsi accueillir les nombreux pèlerins venus vénérer les reliques de saint Foy.

La partite centrale du tympan consacré au Jugement Dernier, ou plutôt à la parousie glorieuse du Christ, est occupée par la figure majestueuse du Christ. Comme il est inscrit sur son nimbe, il est représenté en juge et roi. Il trône en majesté dans une mandorle parsemée d’étoiles, au milieu des nuées.

Il lève une main vers le ciel et indique la terre de l’autre. Jésus a souffert, il est mort, puis est ressuscité.

Son visage allongé exprime la gravité du Souverain-Juge. Ses vêtements, tunique et manteau , sont échancrés sur le flanc pour laisser voir la plaie du coup de lance.

Au-dessus de lui s’élève la Croix, une croix glorieuse, deux anges la soutiennent d’une main et de l’autre tiennent les instruments de la passion.

 

 

L’auteur de la Lettre aux Hébreux souligne la solidarité de Jésus avec les hommes dans sa souffrance et ses épreuves, non pour les accompagner dans leur propre misère mais pour la transformer en chemin de libération, vers la gloire céleste.

Le Christ exprime sa pleine assurance, associant avec lui les enfants que Dieu lui a donnés.

Cela implique que les hommes partagent la communauté de destin avec lui, épreuve de la mort et confrontation au mal qui séparent de Dieu. Mais le Christ triomphe, après avoir subi la mort. Il l’a subie en parfaite docilité au projet salvifique de Dieu et en complète solidarité avec les hommes. Il en, fait l’instrument de sa victoire et le moyen de notre libération.

Ce n’est pas aux anges que le Christ s’est lié, c’est à la famille d’Abraham, conformément au dessein de Dieu.

Le Christ glorifié se trouve ainsi en position de médiateur entre Dieu et les hommes, digne de confiance pour les rapports entre Dieu et les hommes. Comme un homme qui est passé par l’épreuve, il est devenu « miséricordieux », capable de compatir et d’aider.

 



Le texte biblique

Celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ; c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances, celui qui est à l’origine de leur salut.

Car celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, doivent tous avoir même origine ; pour cette raison, Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,

quand il dit : Je proclamerai ton nom devant mes frères, je te chanterai en pleine assemblée,

et encore : Moi, je mettrai ma confiance en lui, et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,

et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.

 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.

 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.

Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Hb 2,10-18



Commentaires

Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
Fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
C’est regarder la Croix comme un trésor !…
Au Ciel je dois vivre de jouissance
Alors l’épreuve aura fui pour toujours
Mais exilée je veux dans la souffrance
Vivre d’Amour.

[...]

Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
En un instant l’amour a tout brûlé…..
Flamme divine, ô très douce Fournaise !
En ton foyer je fixe mon séjour
C’est en tes feux que je chante à mon aise :
« Je vis d’Amour !… »

Vivre d’Amour, c’est garder en soi-même
Un grand trésor en un vase mortel
Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême
Ah je suis loin d’être un ange du ciel !…
Mais si je tombe à chaque heure qui passe
Me relevant tu viens à mon secours,
A chaque instant tu me donnes ta grâce
Je vis d’Amour.


Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, poésie n°17 ;, Vivre d’amour

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