En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Tout quitter pour Jésus

Publié le Mardi 29 mai 2018


Van Gogh, 1853-1890, route au confins de Paris avec un paysan portant la bêche sur l’épaule, 1887, coll part

Van Gogh montre un paysan s’éloignant de la ville de Paris que l'on voit au fond du tableau.

Au loin également plusieurs femmes sont esquissées dans l’ombre des arbres.

L’homme lui poursuit son chemin, portant sa bêche sur l’épaule, un chapeau de paille sur la tête, pour accomplir son travail. Van Gogh présente ce travail de ferme comme une activité aussi agréable qu’une promenade à pied ! Le beau paysage ensoleillé rend l’éloignement de ce qu’il a quitté pour aller travailler facile a supporter.

Van Gogh peint ce tableau quand il arrive à Paris, découvrant les impressionnistes et les néo-impressionnistes, les couleurs claires, depuis sa Hollande où il peignait des tableaux sombres de mangeurs de pommes de terre par exemple. Il expérimente de nouvelles techniques, de nouvelles couleurs lumineuses, notamment les mauves, comme ses amis Georges Seurat ou Paul Signac.

 



Le texte biblique

 Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre

 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Mc ,10, 28-31



Commentaires

Les disciples s’interrogent sur leur possibilité d’accéder au salut, et Jésus leur répond : « Pour les hommes cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu ». Cela paraît bien catégorique...

Cela est bien déconcertant pour Pierre qui s’inquiète de savoir si l’engagement total, qui est le sien et celui de ses compagnons, de suivre Jésus a du prix aux yeux de Dieu. Marc, au début de son Evangile, avait souligné comment les premiers disciples, lors de leur appel, avaient abandonné leur famille et leurs biens pour devenir disciples. Cette grande générosité serait-elle donc vaine ? Si les riches avec leurs richesses ont du mal à rentrer dans le Royaume de Dieu, qu’en sera-t-il de ceux qui ont renoncé aux biens les plus légitimes ? Auront-ils une chance ?

La réponse de Jésus est solennelle. Il y a une récompense certaine pour tous ceux qui se sont attachés à Jésus en s’arrachant à des êtres chers et à des biens précieux. Ils recevront eu centuple, cent fois plus que ce qu’ils ont quitté ! Manière de s’exprimer bien orientale !

Ils ont déjà trouvé dans le communauté chrétienne une nouvelle famille, de nouveaux biens. Dès maintenant il leur est donné de goûter quelque chose de la béatitude future ,« la vie éternelle ».

Marc n’ignore pas les difficultés que les disciples de Jésus rencontreront, il mentionne même avec un peu d'ironie les persécutions dans le lot des « récompenses » promises ! « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et l’évangile, la sauvera »  (Mc 8,35)

Notre passage s’achève par une parole d’allure proverbiale : « Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers », qui éclaire peut-être ce qui précède. D'une part, Marc peut faire allusion aux chrétiens persécutés qui sont mis au dernier rang de l’humanité, mais à qui est promis une total renversement de leur situation présente ; d'autre part, il précise pour chaque disciple ce que signifie le renoncement demandé

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