En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Paul à Timothée : la mission

Publié le Mercredi 4 juin 2008




Petrus Gilberti, illustrateur de la Bible Historiale de Guyart Des Moulins , début 15e, British Library.

A gauche Paul sous un porche d’une maison où il était assigné à Rome, écrit une lettre –il s’agit de la lettre aux Romains. Sa tête est auréolée. Son attitude est presque prostrée, sérieuse, le front plissé. Il sait qu’il sera martyrisé pour sa foi, il doit former ses disciples pour qu’ils poursuivent son œuvre d’évangélisation. Il apparaît comme un sage, imposant avec sa grande tunique rouge déployée sur ses genoux. et à côté de lui l’épée qui est le symbole de son martyr. Il eut la tête tranchée aux environs de Rome.
À droite, à l’extérieur, dans une campagne sombre, un groupe écoute et reçoit une lettre de la part d’un messager. Celui-ci est envoyé par Paul auprès des hommes hors de la ville. L’homme a une position humble, à genoux, il est simplement vêtu, mais sa longue lance signifie qu’il est prêt à se battre pour sa foi et à pourfendre le paganisme.. Les hommes qui l’écoutent sont richement vêtus, grandes tuniques colorées et chapeaux montrant leur diversité : c’est à tous les peuples que le messager de Paul doit porter son Evangile.



Le texte biblique

Moi, Paul, qui suis, par la volonté de Dieu, Apôtre du Christ Jésus à cause de la promesse de la vie que nous avons en Jésus Christ, je te souhaite à toi, Timothée, mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que j'adore avec une conscience pure comme l'ont fait mes ancêtres ; je le prie sans cesse, nuit et jour, en me souvenant de toi.
Voilà pourquoi je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t'ai imposé les mains. Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de raison. N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile, pour lequel j'ai reçu la charge de messager, d'apôtre et d'enseignant. C'est pour cette raison que j'ai encore à souffrir ainsi ; mais je ne le regrette pas, car je sais en qui j'ai mis ma foi, et je suis sûr qu'il est assez puissant pour sauvegarder jusqu'au jour de sa venue l'Évangile dont je suis le dépositaire.
2 Tim 1-3.6-12



Commentaires


Les lettres de Paul à Tite et Timothée sont dénommées « lettres pastorales » depuis le 18e. A la différence des autres lettres de Paul qui sont adressées à des communautés, ce sont des lettres personnelles ; elles s’adressent à des « pasteurs » et visent à l‘organisation des communautés.

Elles ont été écrites bien après la mort de Paul par des disciples qui portent son message dans un monde qui change et dans des communautés nouvelles. La deuxième lettre à Timothée veut ici apprendre aux communautés comment se transmet la responsabilité de la conduite des Eglises d’un apôtre à ses successeurs ; Paul recommandera à Timothée de trouver à son tour des « hommes de confiance » pour leur confier « le dépôt de la foi ».

L’en-tête de cette deuxième lettre est semblable à celle de la première lettre : Paul, apôtre du Christ Jésus, s’adresse à Timothée qu’il qualifie « d’enfant bien-aimé ». il lui souhaite grâce, miséricorde, paix de la part de Dieu de Père et du Christ », tout ce qu’il faut pour mener à bien la mission qu’il lui confie. Paul a imposé les mains à Timothée, lui a transmis par ce geste le charisme de porter l’annonce de la Bonne Nouvelle. Timothée est invité à raviver ce don. Il a reçu non un esprit de peur , mais un esprit de force, d’amour, de maitrise de soi : il est désormais habité par la force de l’Esprit du Christ ; aussi ne doit-il pas avoir honte de rendre témoignage à Notre Seigneur, mais il est appelé à souffrir avec Paul pour l’Evangile.

Le principal enjeu est de faire connaître le salut en Jésus-Christ aux non-croyants, encore « étrangers à la foi ».
Il s’agit de proclamer essentiellement la personne de Jésus Christ, notre Sauveur, qui, par sa résurrection d’entre les morts, a manifesté que désormais la mort était vaincue et que la vie éternelle était offerte à tous par l’Evangile.

Paul s’adresse à Timothée comme à un combattant et à un résistant. A Timothée, donc, de combattre le bon combat de la foi ; de tenir bon dans l’adversité. Et le conseil s’adresse à chaque chrétien dans la mesure où chacun est appelé à poursuivre, à son niveau, l’action apostolique. Paul a reçu le message, c’est maintenant à ses disciples de continuer la tâche, c’est à tous les baptisés d’hier et d’aujourd’hui de poursuivre l’annonce de la Bonne Nouvelle.



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