En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Ben Sira

Publié le Jeudi 28 février 2019


Rembrandt (1606-1669), Retour du fils prodigue, 1669, Musée de l’Hermitage, Saint Petersbourg.

Le fils, après s’être aventuré dans le monde, est revenu, il est en paix, au calme, contre son père il ne bouge pas. Il a reconnu sa faute et vient se faire pardonner. Pardon qu’il reçoit au centuple.

Il peut reposer sa tête sur son père dans une attitude de totale confiance, il est revenu dans le sentiment de la crainte du Seigneur, de l’amour de Dieu, il peut naître à une vie nouvelle.

Rembrandt installe au centre de son tableau une lumière qui transfigure le visage du Père, descend sur les mains, enveloppe le Fils, c’est la lumière de Dieu qui donne vie.



Le texte biblique

Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas : « Elles me suffisent. »

 Ne te laisse pas entraîner par ton instinct et ta force à suivre les désirs de ton cœur.

 Ne dis pas : « Qui m’en imposera ? », car le Seigneur ne manquerait pas de te châtier.

 Ne dis pas : « J’ai péché, et rien ne m’est arrivé », car le Seigneur sait attendre longtemps.

Ne sois pas assuré du pardon au point d’entasser péché sur péché.

Ne dis pas : « Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés », car, en lui, il y a pitié mais aussi colère ; son indignation s’abattra sur les pécheurs.

 Ne tarde pas à te retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour ; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti.

 Ne t’appuie pas sur des richesses injustement acquises : elles ne te serviront de rien au jour de l’adversité.

Ben sira le sage 5, 1-8



Commentaires

Le Siracide est un auteur connu, fait rarissime dans les écrits de l’Ancien Testament. Jésus, fils de Ben Sirac, est un notable de Jérusalem, témoin d’une période de transition, aurait vécu vers l’an 190 av. J. C. Écrite en hébreu, son oeuvre poétique fut apportée par son petit-fils, dans les milieux juifs hellénisés d’Alexandrie, et traduite en grec (vers 130 av. J.C.), avec ce que cela implique d‘adaptation à la culture hellénistique. Le prologue du livre est la présentation de cette traduction par le petit-fils.

Le livre de Ben Sira le sage, que nous lisons cette semaine, est un enseignement sur la sagesse qui encadre tout son livre. Depuis le poème initial jusqu’à la méditation finale où le Sage fait son examen de conscience sur le compagnonnage de la Sagesse tout au long de sa vie. Il donne la parole à la Sagesse elle-même : elle seule peut dévoiler ses secrets à ceux qui la cherchent et qui l’aiment. : le commencement de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur. Le Sage livre à ses disciples une conception de la religion et de la piété capable de transformer leur vie et de leur apporter le bonheur.

Ici le sage informe le lecteur des dangers qui guettent les riches

L’auteur fait part de ce qui peut être conforme aux pensées de Dieu. Il montre ce qui appartient à la « crainte de Dieu » , but vers lequel de croyant aspire. Ce principe est le seul qui dirige la conduite du sage dans un monde où tout est vanité.*

Il est ainsi défini quels doivent être les rapports de l’homme avec Dieu. Ce qu’il a à faire en premier lieu c’est d’écouter ce que Dieu a à lui dire, tandis que les insensés viennent offrir des sacrifices sans valeur.

La crainte de Dieu fera que l’usage de nos propres forces, sera de peu de valeur devant Dieu. Il est nécessaire de s’engager à servir Dieu, et il y a péché de faire le contraire, et Dieu abattra son courroux sur le pécheur.

 

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