En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Naissance de Jean Baptiste

Publié le Lundi 24 juin 2019


Le Tintoret 1518 ou en 1519-1594) , naissance de Jean Baptiste, vers 1550, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

Tintoret est un peintre vénitien du 16e siècle, il aurait été élève élève de Titien. Il se forma au dessin et à la manière de dépeindre le canon humain en étudiant Micel Ange qu’il admirait tout particulièrement. Le Tintoret a également une passion pour les effets de lumière. En effet le clair obscur joue un rôle important dans ses œuvres et participe aux effets dramatiques qu’il affectionne pour ses mises en scène.

Le Tintoret nous décrit ici la naissance de Jean Baptiste, étroitement liée au mystère de l’incarnation de Jésus. Dès le sein maternel Jean est le précurseur de Jésus : sa conception est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que rien n’est impossible à Dieu.

Ce tableau de Tintoret montre toute l’agitation que suscite la naissance d’un enfant.

Dans un intérieur contemporain à Tintoret, on distingue au fond à droite Elizabeth qui vient d’accoucher : allongée dans son lit elle se repose tandis qu’une servante l’assiste.

Au premier plan quatre autres servantes s’affairent autour de l’enfant qui est tenu par la Vierge Marie reconnaissable à son auréole.

En face d’elle une nourrice s’apprête à donner le sein au petit Jean Baptiste.

Quant à Zacharie, écarté de toute l’agitation, il assiste à la scène, le regard levé ver le ciel.

Est-il encore muet ? Il ne retrouvera la parole que lorsqu’il écrira le nom de « Jean » sur une tablette.

 

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent
que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

L’enfant grandissait
et son esprit se fortifiait.
Il alla vivre au désert
jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Lc 1, 57-66.80



Le texte biblique

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! +

 Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.

 Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.

[..]

C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère.

Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis

 étonnantes sont tes oeuvres toute mon âme le sait.

 Mes os n'étaient pas cachés pour toi * quand j'étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre.

Ps 138



Commentaires

Ce psaume, au souffle poétique exalté, pourrait faire croire en un Dieu qui a tout programmé dans notre vie, un Dieu qui nous scrute, un Dieu qui anticipe nos actes. Qu’en serait-il de notre liberté ?

Saint Augustin parlait d’un « Dieu plus intime à moi-même que moi-même ». Oui mais Dieu n’est pas là pour nous téléguider.

Il nous connaît au plus profond de nous, Il nous aime tellement qu’il devine nos pensées.

« Ta main me conduit et ta main droite me saisit » (est-il écrit dans le même psaume, verset 10 , non lu dans la version liturgique que nous méditons aujourd’hui) .

Tour dépend de l’image que nous nous faisons de Dieu : un père sévère qui nous tire de force pour nous éviter de faire le mal, ou un père attentif et plein d’amour qui anticipe nos erreurs, nos égarement ? Il nous tient par la main pour nous éviter de tomber.

Par cette main qui nous guide et nous bénit, Dieu nous transmet sa force et sa confiance, Il ne nous laisse pas seuls.

 

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