En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

L'assomption

Publié le Mercredi 14 août 2019


Nicolas Poussin 1594-1665, assomption de la Vierge, vers 1626 –1632, National Gallery Washington

Nous regardons une œuvre d’une très grande qualité, d’une hardiesse étonnante, révélant une analyse fluide de la lumière, qualités qui ont permis de l’attribuer à Poussin depuis les années 1960.

La mise en scène est osée et dynamique dans le courant du peintre Annibal Carrache ( 1560- 1609), notamment pour ce qui est de la figure de la Vierge vue de profil.

Poussin ne s’est pas préoccupée des apôtres présents autour de son tombeau selon les écrits apocryphes. Il a rejeté le contexte narratif au profit d’une architecture a la géométrie puissante et rigoureusement dessinée, ce qui donne à la scène un caractère intemporel

L’attitude de la Vierge, les mains étendues, semblent accepter le mystère qui est en train de se produire, comme Poussin présentera plusieurs années plus tard Marie le jour de l’Annonciation.

L’ensemble montre une dynamique ascensionnelle, accentuée par les colonnes de nuages qui rompent avec les lignes verticales des colonnes cannelées.



Le texte biblique

Elle est fondée sur les montagnes saintes.

Le Seigneur aime les portes de Sion * plus que toutes les demeures de Jacob.

Pour ta gloire on parle de toi, ville de Dieu ! *

 « Je cite l'Égypte et Babylone entre celles qui me connaissent. » Voyez Tyr, la Philistie, l'Éthiopie : chacune est née là-bas.

Mais on appelle Sion : « Ma mère ! » car en elle, tout homme est né. C'est lui, le Très-Haut, qui la maintient.

 Au registre des peuples, le Seigneur écrit : « Chacun est né là-bas. »

Tous ensemble ils dansent, et ils chantent : « En toi, toutes nos sources ! »

Ps 86



Commentaires

" Le Seigneur appela sa mère et lui dit : « Marie ! » Elle répondit : « Me voici, Seigneur ! » Et le Seigneur lui dit : « Ne t'afflige pas, mais que ton coeur se réjouisse et soit dans l'allégresse, car tu as obtenu la faveur de contempler la gloire qui me fut donnée par mon Père. » La sainte Mère de Dieu leva les yeux et vit en lui une gloire qu'une bouche humaine ne peut dire ni saisir.
Le Seigneur, restant à côté d'elle, lui dit : « Voici que maintenant ton précieux corps sera transféré au paradis, pendant que ton âme sainte sera aux cieux dans les trésors de mon Père, dans une clarté supérieure, où sont la paix et la joie des anges saints et plus encore. »

La mère du Seigneur lui répondit : « Pose ta droite sur moi, Seigneur, et bénis-moi. » Le Seigneur étendit sa droite pure et la bénit. Elle prit sa droite pure, la baisa et dit : « Je vénère cette droite qui a créé le ciel et la terre. J'invoque ton nom très célébré, Christ Dieu, roi des siècles, Fils unique du Père, accueille ta servante, toi qui as daigné être enfanté de moi, l'humble, pour sauver le genre humain selon ton indicible dessein. A tout homme qui invoquera, suppliera ou proférera le nom de ta servante, accorde ton aide. »

 [..] Pendant qu'elle disait cela, les apôtres, s'approchant de ses pieds et se prosternant, dirent : « Mère du Seigneur, laisse au monde une bénédiction, parce que tu vas l'abandonner. Tu l'as béni et l'as relevé de sa ruine, en donnant naissance à la lumière du monde. » La mère du Seigneur pria ainsi :
« Ô Dieu, dans ta grande bonté, du ciel tu as envoyé ton Fils unique afin qu'il habite dans mon humble corps, toi qui as daigné être enfanté de moi, l'humble, aie pitié du monde et de chaque âme qui invoque ton nom. »

  Et, de nouveau, elle pria et dit : « Seigneur, roi des cieux, Fils du Dieu vivant, accueille tout homme qui invoque ton nom afin que ta naissance soit glorifiée. »
Et de nouveau, elle pria et dit : « Seigneur Jésus-Christ, qui es tout-puissant au ciel et sur terre, par cette invocation je supplie ton saint nom : en chaque temps et lieu où l'on fera la mémoire de mon nom, sanctifie ce lieu et glorifie ceux qui te glorifient par l'intermédiaire de mon nom, en acceptant d'eux toute offrande, toute supplication et toute prière. »

 Après qu'elle eut prié ainsi, le Seigneur dit alors à sa mère : « Réjouis-toi, et que ton coeur soit dans l'allégresse car toute grâce et toute gloire te seront accordées par mon Père qui est aux cieux, par moi et par le Saint-Esprit. Toute âme qui invoquera ton nom ne sera pas confuse, mais trouvera miséricorde, consolation, protection et courage dans ce siècle et dans l'avenir, devant mon Père qui est aux cieux. »

Extrait de dormition de Marie du Pseudo-Jean, discours de saint jean le théologien sur la dormition de la sainte mère de Dieu

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