En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Avent 4 : Sa lumière se lèvera pour tous

Publié le Mercredi 18 décembre 2019


Turner, (1775-1851) , Pêcheurs en mer, 1796, Tate Gallery, Londres

Turner, utilisant des teintes monochromes pour cette marine, décrit une scène réaliste part l’effet de la lune et ses reflets sur la mer, et dans une atmosphère romantique. La puissance de la lune contraste avec la vulnérabilité délicate de la lanterne vacillante posée sur la barque, soulignant la puissance de la nature sur l’humanité et le sort des pêcheurs en particulier.

Les couleurs, vert noir, gris donnent une ambiance plutôt sombre ; la lune, quant à elle fournit un éclairage brut sur la barque de pêcheurs et le lointain.

La manière de Turner utilisant des touches superposées laisse paraître le mouvement de la mer, et fait voir des pêcheurs sauvés par la lumière de la lune.

 

Les derniers chapitres du livre d’Isaïe se situent à Jérusalem, au retour d’exil ; les promesses faites par le Seigneur sont sur le point de se réaliser, le temple est rebâti, les murailles relevées. Cette œuvre sera-t-elle confiée au peuple lui-même ou à un personnage singulier ?

De toutes façons elle nécessite d’être en mouvement, de vivre une intense conversion du cœur, une attention constante au pauvre et au malheureux, un retournement vers la lumière du Seigneur. Il faut restaurer les relations humaines dans leur plénitude. Le renouement des liens entre les hommes participe de la venue du Messie.



Le texte biblique

Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?

 N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?

Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.

 Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,

 si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.

Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Is 58, 5-11



Commentaires

Dès le commencement, le Verbe de Dieu a annoncé que Dieu serait vu des hommes, qu’il vivrait et converserait avec eux sur la terre, qu’il se rendrait présent à son ouvrage pour le sauver, et qu’il se laisserait saisir par lui, pour nous libérer des mains de tous nos ennemis, c’est-à-dire de tout esprit de transgression, et pour faire que nous le servions en justice et sainteté tous les jours de notre vie, afin qu’enlacé à l’Esprit de Dieu, l’homme accède à la gloire du Père.

Les prophètes annonçaient donc que Dieu serait vu des hommes, conformément au dire du Seigneur : Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu.

Saint Irénée (135-202), Contre les Hérésies (180)

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