En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens 1

Publié le Vendredi 17 janvier 2020


Du 18 au 25 janvier 2020 se déroule la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Le thème de cette année est le suivant :

« ils nous témoignent une humanité peu ordinaire »  (Ac 28,2).

Cette phrase est celle que Paul, naufragé, prononce lors de son arrivée à Malte et qui reçoit de la part des « indigènes » un accueil chaleureux.

Cette phrase nous rappelle la joie de la mission chrétienne. Les Eglises existent pour faire rencontrer et aimer Jésus, c’est le rôle missionnaire de chaque chrétien.

Cette semaine, nous sommes invités à nous mettre en situation d’hôtes de l’unité comme un don du Christ fait à son Eglise.

Nous sommes invités à faire preuve d’hospitalité envers les chrétiens d’autres confessions, envers tous nos proches, envers les étrangers.

Le naufrage de Paul à Malte montre que malgré les difficultés l’annonce de l’Évangile se fait.

La mission n’a jamais été facile ou de tout repos. Cependant ne perdons pas courage au milieu des tempêtes, c’est l’occasion de renouveler notre foi dans l’action de Dieu, dans le choix de Dieu de chacun de nous pour le faire connaître. Le Père et le Fils nous ont, les premiers, témoigné cette humanité peu ordinaire. Dans leurs relations trinitaires le Père et le Fils nous appellent à l’existence par leur amour mutuel.



Le texte biblique

 Le lendemain, comme la tempête nous secouait avec violence, on a jeté le superflu par-dessus bord.

 Le troisième jour, les matelots ont lancé, de leurs propres mains, le gréement du bateau à la mer.

 Depuis bien des jours, ni le soleil ni les étoiles ne se montraient et une tempête d’une violence peu commune continuait à sévir : désormais, tout espoir d’être sauvés nous était enlevé.

 Les gens n’avaient plus rien mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout au milieu d’eux, a pris la parole : « Mes amis, il fallait m’obéir et ne pas quitter la Crète pour gagner le large : on aurait évité ces dommages et ces pertes !

 Mais maintenant, je vous exhorte à garder confiance, car aucun de vous n’y laissera la vie, seul le bateau sera perdu.

Cette nuit, en effet, s’est présenté à moi un ange du Dieu à qui j’appartiens et à qui je rends un culte.

Il m’a dit : “Sois sans crainte, Paul, il faut que tu te présentes devant l’empereur, et voici que, pour toi, Dieu fait grâce à tous ceux qui sont sur le bateau avec toi.”

Alors, gardez confiance, mes amis ! J’ai foi en Dieu : il en sera comme il m’a été dit.

 Nous devons échouer sur une île. »

Or, la quatorzième nuit que nous dérivions sur la mer Adria, vers minuit, les matelots ont pressenti l’approche d’une terre.

 Ils ont lancé la sonde et trouvé vingt brasses ; un peu plus loin, ils l’ont lancée de nouveau et trouvé quinze brasses.

 Craignant que nous n’allions échouer sur des rochers, ils ont jeté quatre ancres à l’arrière, et ils appelaient de leurs vœux la venue du jour.

 C’est alors qu’ils ont cherché à s’enfuir du bateau, et qu’ils ont descendu la chaloupe à la mer sous prétexte d’aller tirer les ancres de la proue.

 Paul a dit alors au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. »

 À ce moment, les soldats ont coupé les filins de la chaloupe et l’ont laissé partir. En attendant que le jour se lève, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture : « Voilà aujourd’hui le quatorzième jour que vous restez dans l’expectative, sans manger ni rien prendre.

Je vous exhorte donc à prendre de la nourriture, car il y va de votre salut : aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête. »

 Ayant dit cela, il a pris du pain, il a rendu grâce à Dieu devant tous, il l’a rompu, et il s’est mis à manger.

Alors tous, retrouvant confiance, ont eux aussi pris de la nourriture.

 Nous étions en tout deux cent soixante-seize personnes sur le bateau.

Une fois rassasiés, on cherchait à alléger le bateau en jetant les vivres à la mer.

 Quand il fit jour, on ne reconnaissait pas la terre, mais on apercevait une baie avec une plage, vers laquelle on voulait, si possible, faire avancer le bateau.

Les matelots ont alors décroché les ancres pour les abandonner à la mer, ils ont détaché les câbles des gouvernails et hissé une voile au vent pour gagner la plage.

 Mais ayant touché un banc de sable, ils ont fait échouer le navire. La proue, qui s’était enfoncée, restait immobile, tandis que la poupe se disloquait sous la violence des vagues.

 Les soldats ont eu alors l’intention de tuer les prisonniers pour éviter que l’un d’eux s’enfuie à la nage.

Mais le centurion, voulant sauver Paul, les a empêchés de réaliser leur projet ; il a ordonné de gagner la terre : à ceux qui savaient nager, en se jetant à l’eau les premiers,

 aux autres soit sur des planches, soit sur des débris du bateau. C’est ainsi que tous sont parvenus à terre sains et saufs.

Une fois sauvés, nous avons découvert que l’île s’appelait Malte.

Les indigènes nous ont traités avec une humanité peu ordinaire. Ils avaient allumé un grand feu, et ils nous ont tous pris avec eux, car la pluie s’était mise à tomber et il faisait froid.

Or comme Paul avait ramassé une brassée de bois mort et l’avait jetée dans le feu, la chaleur a fait sortir une vipère qui s’est accrochée à sa main.

 À la vue de la bête suspendue à sa main, les indigènes se disaient entre eux : « Cet homme est sûrement un meurtrier : il est sorti sain et sauf de la mer, mais la justice divine ne permet pas qu’il reste en vie. »

Or Paul a secoué la bête pour la faire tomber dans le feu, et il n’en a éprouvé aucun mal,

 alors que les gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu un bon moment, et vu qu’il ne lui arrivait rien d’anormal, ils ont changé complètement d’avis : ils disaient que Paul était un dieu.

 Il y avait là une propriété appartenant à Publius, le premier magistrat de l’île ; il nous a accueillis et, pendant trois jours, nous a donné une hospitalité cordiale.

 Or son père était au lit, atteint de fièvre et de dysenterie. Paul est allé le voir, il a prié, lui a imposé les mains et lui a rendu la santé.

 À la suite de cet événement, tous les autres malades de l’île venaient à lui et ils étaient guéris.

 On nous a comblés d’honneurs et, lorsque nous avons pris la mer, on nous a fourni tout ce dont nous avions besoin.

Ac 27,18-28 ,10



Commentaires

Cette année le matériel de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens a été préparé par les diverses communautés chrétiennes de Malte. L’histoire du christianisme dans cette petite nation insulaire remonte au temps des Apôtres. D’après la tradition saint Paul a accosté à Malte en l’an 60 après J.-C.

Cet épisode mouvementé et providentiel nous est rapporté dans les deux derniers chapitres des Actes des Apôtres (27 et 28).

Ce passage du Nouveau Testament décrit les débuts du christianisme à Malte – un petit pays formé de deux îles principales habitées, Malte et Gozo, et de beaucoup d’autres petites îles – au cœur de la Méditerranée, à mi-chemin entre la pointe sud de la Sicile et l’Afrique du Nord. Une terre biblique, qui se situe au carrefour des civilisations, des cultures et des religions.

Nous prierons à partir de l’hospitalité qu’ont témoigné les habitants de l’île à ceux qui venaient de faire naufrage.

 

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