En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

La communauté croyante se construit

Publié le Mercredi 15 avril 2020


Jan Van Eyck ( vers 1390- 1441) et/ou Huvert Van Eyck, s trois femmes au tombeau, vers 1425-1435, musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays Bas

Jan Van Eyck et son frère Hubert Van Eyck sont des peintres néerlandais du 15e siècle. Ils sont connus pour avoir coopérés dans des oeuvres telles que le célèbre retable de L’Agneau mystique de Gand.

Ses œuvres sont réputées pour être lues à plusieurs niveaux, tout comme l’exégèse biblique se faisait à son époque : littéral, allégorique, allusif et mystique, comme on peut le faire dans la lectio divina (lecture approfondie d’un texte biblique amenant à la méditation pour la vie quotidienne), prière en dialogue avec Dieu et la contemplation pour être attentif à la présence de Jésus.

Sa technique de peinture à l’huile lui a permis de représenter la nature avec grand réalisme et avec grande netteté.

La Vierge Marie, Marie Madeleine et Marie Salomé pleurent sur le lieu de la mise au tombeau du Christ. Au-dessus d’elle une colline de roches déchiquetées. De l’autre côté du tombeau, des soldats portent des armes, l’un est endormi. L’ange au centre, au bout d’un chemin, les mains levées annonce l’incroyable nouvelle. Au fond une ville importante qui doit représenter Jérusalem, on reconnaît des bâtiments remarquables. Le ciel au-dessus de la ville contient une volée d’oiseaux : propagent -ils la nouvelle du Christ ressuscité ?



Le texte biblique

 Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.

Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.

 Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.

 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme

 en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”

 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »

Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Mt 28,8-15



Commentaires

Les femmes venues là où on avait enseveli Jésus trouvent le tombeau vide. L’ange leur annonce que Jésus est ressuscité. Il les envoie en mission pour annoncer l’incroyable nouvelle aux disciples, elles doivent se rendre en Galilée, là où le Ressuscité les précède.

L’ ange a demandé d’agir vite… et elles courent, toutes joyeuses ; on se rappelle comment les mages étaient joyeux de retrouver l’étoile, comment était joyeux l’homme qui a retrouvé son trésor… Elles ont hâte de partager la nouvelle, leur foi . C’est par ces humbles femmes que les disciples vont trouver le chemin de leur propre foi.

Et voilà que Jésus lui-même se manifeste à elles : il vient à leur rencontre, aux abords du tombeau. Elles s’approchent, se prosternent, lui saisissent les pieds. Elles ne cherchent pas à le retenir, mais désirent constater qu’il est bien vivant.

Jésus veut se manifester à tous et envoie les femmes en mission : « Allez annoncer à mes frères » ! Elles les trouveront en Galilée là où ils furent appelés autrefois. Il s’agit de reconstituer le tissu fraternel de la foi.

Les femmes partent. Alors les gardes du tombeau reviennent à la ville, à Jérusalem. Ils font leur rapport. Mais les membres du Sanhédrin ne veulent pas ébruiter la nouvelle et achètent le silence des gardiens à prix fort : ils leurs demandent de répandre la rumeur d’un rapt du corps de Jésus, en promettant de les couvrir en cas d’ennui avec l’autorité romaine.

Les Juifs avaient été scandalisés par la mort d’un Messie crucifié, ils refusent d’adhérer au Christ ressuscité. Croire en Jésus ressuscité ne relève pas de la vue d’un phénomène extraordinaire, mais de la libre décision des cœurs : ainsi la communauté croyante se construit.

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