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La Trinité

Publié le Dimanche 30 mai 2021


Albrecht Dürer, 1471 -1528, adoration de la sainte trinité, 1511, musée d'Histoire de l'art de Vienne, à Vienne. 

Albrecht Dürer

Ce retable créé par Durer représente l'adoration de la sainte Trinité.

Durer est né dans une famille d'orfèvre et il excelle dans le dessin et le travail du burin, voyage en Italie et aux Pays Bas et reste passionné de géométrie et de perspective.

Construction du retable de la Trinité

On retrouve toutes ces qualités dans ce retable construit de manière rigoureuse.

La Trinité

Le regard est attiré dans un mouvement ascendant vers la Trinité inscrite dans un triangle pointe en bas. Dieu le Père coiffé d'une mitre soutient son fils en croix couronné d'épines. La colombe plane au-dessus.

Le Père tourne son regard vers son Royaume.

Tout en bas à droite un seul homme, Durer lui-même signe son œuvre.

Le Royaume de Dieu

Une première couronne est habitée par le monde des saints anonymes dont les vêtements ont de couleurs chatoyantes. Il y a des papes, des cardinaux, des nobles, des paysans.

Au-dessus de part et d'autre de la Trinité sont massés les prophètes accompagnés de Marie et de Jean Baptiste. De nombreux saints animent ce groupe, on peut en reconnaître certains car ils portent leur symbole, une roue pour sainte Catherine, un mouton pour Agnès, une harpe pour Davis, les tables de la Loi pour Moïse etc.. et les martyrs brandissent leur palme.

Enfin les anges entourent la Trinité.

Ainsi Durer présente le Royaume de Dieu composé de femmes et d'hommes, tous différents, mais tous le regard tourné vers Dieu Trinité qui les bénit au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.



Le texte biblique

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,
 pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
 Pourtant, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction.
 Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire.
 Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.
Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.
 Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.
 Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu’il y a dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu.
Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés.
Nous disons cela avec un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit ; nous comparons entre elles les réalités spirituelles.
L’homme, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c’est par l’Esprit qu’on examine toute chose.
Celui qui est animé par l’Esprit soumet tout à examen, mais lui, personne ne peut l’y soumettre.
 Car il est écrit : Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ? Eh bien nous, nous avons la pensée du Christ ! 

1CO 2, 1-16



Commentaires

Parler de Dieu

« L'âme qui aime Dieu n'en est jamais rassasiée, mais parler de Dieu est audacieux : notre esprit est bien loin d'une si grande affaire... Plus on est avancé dans la connaissance de Dieu, plus on ressent profondément son impuissance. [..]

Quant à toi, si tu veux dire ou entendre quelque chose de Dieu, laisse ta nature corporelle, laisse tes sens corporels... Élève ton esprit au-dessus de tout ce qui a été créé, contemple la nature divine : elle est là, immuable, indivise, lumière inaccessible, gloire éclatante, bonté désirable, beauté inégalable dont l'âme est blessée, mais qu'elle ne peut pas traduire en paroles adéquates.

Le Père

Là est le Père, le Fils et le Saint Esprit... Le Père est le principe de tout, la cause de l'être de ce qui est, la racine des vivants. Il est celui dont coulent la Source de la vie, la Sagesse, la Puissance, l'Image parfaitement semblable du Dieu invisible : le Fils engendré du Père, Verbe vivant, qui est Dieu, et tourné vers le Père (1Co 1,24 ; He 1,3 ; Jn 1,1).

Le Fils

Par ce nom de Fils, nous apprenons qu'il partage la même nature : il n'est pas créé par un ordre, mais il brille sans cesse à partir de sa substance, uni au Père de toute éternité, égal à lui en bonté, égal en puissance, partageant sa gloire...

L'Esprit

Et quand notre intelligence aura été purifiée des passions terrestres et qu'elle laisse de côté toute créature sensible, tel un poisson qui émerge des profondeurs à la surface, rendue à la pureté de sa création, elle verra alors l'Esprit Saint là où est le Fils et où est le Père. Cet Esprit, étant de même essence selon sa nature, possède lui aussi tous les biens : bonté, droiture, sainteté, vie... De même que brûler est lié au feu et resplendir à la lumière, ainsi on ne peut ôter à l'Esprit Saint le fait de sanctifier ou de faire vivre, pas plus que la bonté et la droiture. »

Saint Basile de Césarée (v.330-379), Homélie sur la foi, 1-3 (Trad. F. Luc Brésard, 2000 ans d'homélie Année C, Socéval, Perpignan, 2000 - rev.)

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