En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

 Je ne fais pas le bien que je veux

Publié le Vendredi 22 octobre 2021


 Laurent de La Hyre, 1606-1656, la conversion de saint Paul, 1637, chapelle sainte Anne de Notre Dame de Paris.

Laurent de la Hyre


Laurent de la Hyre est un peintre et graveur du 17e siècle, principalement réputé pour ses paysages historiques.

Il réalisa pour la cathédrale Notre Dame de Paris deux mays. Les mays sont panneaux commandés par la corporation des orfèvres parisiens en accord avec les chanoines pour les offrir le 1er mai à Notre Dame.

La Hyre peint « saint Pierre guérissant les malades de son ombre » et « la conversion de saint Paul ».

La conversion de Paul

Pour la conversion de Paul, Laurent de la Hyre illustre le moment ou le Christ apparaît dans le ciel et lui dit « Saul, Saul pourquoi me persécutes- tu ? »

                     Le Christ est présenté dans le ciel.

                     Paul, renversé sur le sol, est en tenue de légionnaire romain. Il regarde le Christ, ébloui. Un soldat cherche à le relever.

                    La composition du tableau est savante, jeux de spirales et de lignes obliques, les attitudes des personnages sont agitées, le tout donnant une grande dynamique à la scène.

                   Le goût de La Hyre pour la peinture de paysage se retrouve dans la lumière éblouissante au milieu d'un ciel orageux, qui accentue l'effet dramatique de la scène.



Le texte biblique

 Lecture de la Lettre aux Romains ( 7, 18-25a) 

 

je sais que le bien n’habite pas en moi,
c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis.
En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien,
mais pas de l’accomplir.
    Je ne fais pas le bien que je voudrais,
mais je commets le mal que je ne voudrais pas.
    Si je fais le mal que je ne voudrais pas,
alors ce n’est plus moi qui agis ainsi,
mais c’est le péché, lui qui habite en moi.
    Moi qui voudrais faire le bien,
je constate donc, en moi, cette loi :
ce qui est à ma portée, c’est le mal.
    Au plus profond de moi-même,
je prends plaisir à la loi de Dieu.
    Mais, dans les membres de mon corps,
je découvre une autre loi,
qui combat contre la loi que suit ma raison
et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps.
    Malheureux homme que je suis !
Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?
    Mais grâce soit rendue à Dieu
par Jésus Christ notre Seigneur ! 

Rm 7, 18-25a 



Commentaires

Je ne fais pas le bien que je veux

Le chapitre 7 de la lettre aux Romains souligne la cassure qui se trouve en chacun entre la volonté et l'agir ou plutôt à l'intérieur de la volonté elle-même : l'homme désire faire le bien qu'il ne peut réaliser en raison de sa faiblesse, et d'une division profonde en lui-même.

Cette idée développée par Paul se trouve déjà dans le monde grec et romain.

 L'homme a assez de lucidité pour reconnaître le bien-fondé de la Loi, mais il n'a pas la force qui lui permettrait de l'accomplir. Le combat est difficile.

La foi qui sauve

Or à la lumière de la foi du Christ, Paul affirme que ce n'est pas l'observation de la Loi qui sauve, mais la foi, la confiance dans l'amour de Dieu plus grand et plus fort que notre faiblesse.

N'y aurait-il plus de règles précises à suivre ? Si la vie n'est plus organisée autour de la Loi comme l'était le judaïsme, les chrétiens seraient-ils « sans loi » ?

Mais, c'est avec l'appui décisif et absolu de l'Esprit Saint que les chrétiens vivent. Et dès lors, la Loi devient la Loi de l'amour.

La Loi 

C'est la Loi qui a pu faire prendre conscience du péché, et qui révèle sa gravité, elle est donc bonne. Mais elle est incapable de garder l'homme loin du péché. Notre désir de tout maîtriser, prend le dessus sur notre volonté bonne, éclairée par la Loi.

Le combat intérieur

L'homme est divisé intérieurement, il sait ce qui est bien et ce qui est mal , mais ne peut résister au mal : « Si je fais le mal que je ne veux pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi,mais c’est le péché, lui qui habite en moi. ».

Ce combat intérieur est toujours à reprendre, mais ce n'est pas un combat que chacun mène seul, mais c'est un combat que l'on mène avec le Christ qui nous donne son Esprit et l'appui fraternel de ceux qui autour de nous partagent la même confiance en un Dieu qui veut notre bien.

 

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